• Baguette magique - www.thumbs.dreamstime.com« - Je ne sais pas qui est là, Lena, je les sens mais n’arrive pas à les discerner. Hier, j’étais curieusement euphorique et j’avais l’impression de recevoir des petites rafales de bonheur à intervalles réguliers … Maintenant je sais que des entités inconnues se promènent sur la terre depuis hier. Puis j’ai eu des visions dans la nuit, des sortes de flashes, un peu comme celles de John Doe*, ou de Patricia Arquette* dans les séries télé…


    Seulement, j’ai la preuve maintenant que ce n’étaient pas des prémonitions, mais des réalités, à peine en différé ! Tout à l’heure, quand je scannais les news sur le net, quelqu’un m’a brusquement murmuré : « Coucou ! » à l’oreille et ma baguette elle-même a sursauté. Juste une petite douleur sur le dessus du pied droit (tu sais que ça me fait ça, quand j’ai une frayeur soudaine !), donc j’ai à peine eu le temps d’avoir peur que l’on me saluait :

    « - Bonjour Madame la Fée ! Nous venons en paix ! ».

    Puis un grand rire a retenti et on a ajouté :

    « - Pas de malentendu, on ne va pas vous tirer dessus !

    On connaît « Mars attaque », il n’y a que les Terriens pour inventer cela, mais tant que cela reste du cinéma, nous voulons bien en rire aussi. Nous n’avons pas beaucoup de temps à passer ici (je parle de votre temps terrestre, auquel nous sommes provisoirement soumis), nous sommes en exploration, notre programme est vaste et chronométré. Appelez-nous juste des observateurs scientifiques, c’est-ce qui se rapproche le mieux. Nous maîtrisons plutôt bien les brèches spatio-temporelles, la téléportation, tout ça. Nous avons accès à quarante-sept dimensions, pas seulement les trois que vous connaissez.


    Mais, puisque nous sommes là, moi je trouve dur d’y résister, certains de mes potes pareil, nous donnerons donc quelques petits coups de main, comme vous dites, ça et là, sans nous faire remarquer, sinon nos autorités nous rapatrieront sur le champ : nous n’avons pas le droit d’interférer ! Vous avez pu voir dans vos rêves, Madame Dodue, ce que nous avons déjà fait. Racontez-le à votre amie Lena. Au cours de la journée, nous vous en ferons voir d’autres, quand cela se produira.


    Je peux sentir les questions qui se bousculent dans votre tête, brave Fée Dodue, et anticiper toutes celles que Lena vous posera. Je vais répondre en quelques mots … »

     

    * Dodue confond toujours acteurs et personnages, elle ne fait pas la différence dans son monde sans frontières. Personne n’est parfait.

     

    A suivre tout de suite

     


    votre commentaire
  • Petit  roman de Lenaïg situé entre la science fiction et la fantaisie.
    ***

     

    Il est sept heures du matin. Fée Dodue est agitée. Elle volette, elle furette, va voir sur internet car, chez Lena, avant même le petit déjeuner, l’ordi est allumé et Lena a cherché les messages arrivés. Dodue s’infiltre dans l’ordi, disparaît on ne sait où, revient, se pose sur la table et observe pensivement Lena qui mord dans sa tartine et déguste son café.


    Question terrifianteDodue sait que c’est un moment « sacré », où Lena fait le vide dans sa tête, puis considère ses projets tout en écoutant les infos à la radio. Quand Lena se lève pour ranger, Dodue n’y tient plus : « - Personne ne s’en est aperçu ! » s’écrie-t-elle. « Je suis allée vérifier dans le monde entier, on n’en parle pas non plus aux actualités … »

    Dodue a les joues rouges et commence à transpirer. Lena, inquiète, la voit s’essuyer le front, tout essoufflée et lui demande : « - Ma p’tite Dodue, tu me fais peur ! Que s’est-il passé ? Que va-t-il arriver ? De quoi ne sommes-nous pas au courant ? Que vas-tu m’annoncer ? Un grand danger ? L’apocalypse, que nous n’arrivons pas à décrypter, donc l’annonce de la fin des temps et du jugement dernier ? »

    « - Que nenni, ma bonne amie ! Tu me prends pour plus forte que je ne suis ; devant les affaires divines, je suis aussi ignare et interrogative que toi … En plus, tu sais comme moi, qu’à l’échelle planétaire, de grandes calamités ont déjà eu lieu au vingtième siècle et sévissent encore en ce début de vingt-et-unième : guerres, tremblements de terre, typhons, tsunami, inondations ou alors sécheresses catastrophiques …

    Certains pensent que l’apocalypse est déjà révélée, que les fléaux s’abattent sans discontinuer sur notre terre bien malmenée. Qu’on soit croyant, qu’on ne le soit pas, il n’y a qu’à demander à ceux qui ont tout perdu … Mais je m’énerve et je m’égare.

    Sois rassurée, ce sont des ondes positives que j’ai perçues quand tu dormais et tout à l’heure …

    ILS SONT LA ! »


    « - MAIS QUI ? » demande Lena, mi-figue mi-raisin, l’inquiétude faisant place à un sentiment mitigé d’excitation et de franche hilarité …


    « - Bonne question, je te remercie de me l’avoir posée ! » rétorque Dodue, malicieusement car un peu vexée de comprendre que Lena a bien envie de rigoler …


    A suivre, dans pas longtemps !

    Jeudi 17 avril 2008

     

     

     


    1 commentaire
  • Forme poétique tentée : demi-schaltinienne, ou dizain de Lochac.
    Je suis supposée traiter un sujet de fond ...




    Je me prends à rêver à des temps très lointains
    Où rien n'était gravé mais tout restait à dire.
    Dinosaure vivait, qui ne savait écrire.
    La Terre ne portait pas encore d'humains.

    Basons-nous sur des faits, sans crédule attitude.
    C'est grâce à nos savants que nous sommes certains.
    Ossements retrouvés, soigneux sujets d'étude.

    Ces brontosaures doux, ces T-Rex sans pitié,
    Monde inconnu de nous ... privé de l'amitié ?

    Savaient-ils rire entre eux, transcendante aptitude ?




    5 commentaires
  • J'ai eu envie de faire renaître ce texte, que j'ai relu avec attendrissement, non pas attendrissement sur ma petite personne mais sur notre entente à tous dans le cadre du site disparu !

     

     

    Samedi 5 juillet 2008.

     

    Notre amie de plume Victoria vient de nous proposer d’écrire « le texte le plus beau ». Quelle bonne idée ! J’aime la simplicité de l’énoncé qui, paradoxalement, contient des myriades de questions, auxquelles nous allons tenter de répondre. Moca, par exemple, a compris « le plus beau texte d’amour ». Stellamaris avec humour a réagi ainsi : mais c’est-ce que je m’efforce de créer chaque jour ! Tiens, moi je ne m’étais pas encore demandé si je voulais écrire du « beau », jusqu’à présent je pondais mes textes selon l’inspiration, voire le besoin, ce qui venait naturellement, ce qui voulait sortir de moi. Des œufs, quoi, n’est-ce pas, Tof’ ? Ton Œuf, Tof’, est déjà beau, tes Urgences aussi, pour ne prendre que ceux-là.


    Chez tous ceux que j’ai lus sur le site Lgdm, j’ai toujours repéré au moins un texte que j’appréciais pour sa beauté. Par beauté, je signifie : images poétiques, évocatrices et marquantes ; essais argumentés, remarquables, de rigueur peut-être, mais surtout de clarté ; pastiches de chansons dont les nouvelles paroles sonnent en pamphlets bien balancés ; contes savants, innovants, truffés de références littéraires et légendaires ; récits fantastiques, où l’imagination s’envole et plane haut, permettant l’évasion hors de toute vilaine ou morne réalité.


    Je ne saurai pas écrire un hymne à la beauté, car on pourrait aborder le sujet comme cela, mais cela ne me bloque pas. L’idée lancée m’accompagne et mon feutre rose parcourt les feuilles en ce moment avec gaieté. Oh, je ne choisis pas toujours un feutre de cette couleur mais, aujourd’hui, j’avais envie d’essayer celui-là. Au début, je tapais directement mes textes sur mon ordinateur mais, comme j’ai toujours ne serait-ce qu’un calepin sous la main, près du canapé, de mon lit, dans mon sac si je suis dans le métro ou lors de longs trajets en train, j’ai rapidement pris cette habitude de coucher sur le papier mes premiers jets. J’essaie de faire des économies, toutes les pages sont remplies, verso comme recto, mes vieux agendas, mes carnets de répertoire téléphonique, vont bientôt être pleins à craquer ! Souvent après, sur l’ordinateur, des corrections se font, d’autres idées s’ajoutent. Quant aux feutres, originellement, ils étaient destinés à colorer mes nouveaux dessins, puisque je suis nulle en peinture. Mais ce pot bleu vif où les feutres m’attendent me fait toujours de l’œil quand je m’apprête à écrire. Alors, j’en saisis un et … je me plonge dans le bonheur.


    Je m’aperçois que le choix de la couleur du feutre n’est pas un hasard, comme je l’ai déjà écrit dans mes textes ici. Comment l’ai-je écrit déjà, et dans quel texte ? Je reverrai cela plus tard. J’ai la conviction de plus en plus ancrée que tous mes actes, même les actes manqués (qui sont le contraire de ce que leur appellation veut dire) s’inscrivent dans des mouvements d’ensemble plus vastes et qui me dépassent. Si je pouvais communiquer à ceux intéressés le bien-être que je ressens, munie de cette conviction ! Je peux toujours essayer. C’est quelque chose que l’on doit pouvoir rattacher aux concepts de destin, de Providence, en sachant que le libre arbitre est présent.


    En admettant que ma mort me fasse définitivement plonger dans le néant, je sens que je ne disparaîtrai pas. Je me fondrai dans la nature et existerai par elle, tout simplement. En plus, peut-être même que maintenant que j’écris, je continuerai à vivre grâce à ceux qui me liront, mes enfants de papier ou de mots remplaceront l’absence de progéniture. Je ne regrette pas de ne pas avoir créé d’enfants de chair et de sang ; pour certains et certaines, c’est facile à faire, des fois en fait beaucoup trop facile, pour d’autres, plus difficile et risqué. Est-ce de la fatuité, du sans-gêne de penser que tous les enfants de la Terre sont un peu les miens ? Tant pis !


    Mais mais mais mais mais (à lire avec emphase ! Si vous trouvez dans quelle chanson, et par quel chanteur ce mot est répété comme cela, vous gagnerez … toute mon estime, si tant est que vous ne l’aviez pas déjà ! Car moi, j’ai le ton dans la tête mais le souvenir net ne me revient pas*), je ne crois pas que ma vraie vie s’arrêtera là. Je pressens qu’elle continue, au-delà de la mort physique, comme un courant électrique continu … Tiens, je pense à la foudre qui, quelquefois, malgré les précautions qu’on prend, appareils électriques débranchés, réussit à y passer quand même, si les prises ne sont pas très éloignées des fiches murales. Je me souviens, du coup, d’une extraordinaire nuit passée sous la tente dans un camping de St André de Cubzac, au-dessus duquel un gros orage sévit plusieurs heures. La pluie battante avait détrempé la toile de tente, qui ployait de plus en plus, j’étais à la fois trempée de sueur et transie de peur et, comble d’horreur, la lampe de poche s’allumait toute seule, ce n’était pas moi qui osait l’éteindre ! Dehors, les phares des voitures s’allumaient aussi tous seuls, fait véridique ! Ils « flashaient » par intervalles. Sac de couchage humide, peau mouillée, la foudre omniprésente, je me disais « nous allons y passer ». Le sang-froid, peut-être feint, de celui qui « dormait » à côté a fini par me rassurer et j’ai enfin sombré dans le sommeil. Au matin, je me suis réveillée avec une étonnante sensation de paix : la foudre nous avait visité, délivrant je ne sais quel message et s’en était allée. En tous cas, ce n’était pas notre heure et le camping fut épargné.


    J’ai toujours d’elle une frousse bleue, la panique s’empare de moi dehors en plein orage, même si j’arrive à le cacher et je suis de celles qui seraient capables, à l’abri sous un toit, d’aller me cacher dans le placard à balais ! Bon d’accord, un peu moins maintenant … C’est un atavisme gaulois, qui fait que je redoute que le ciel me tombe sur la tête !


    De ce petit récit, je veux extraire une idée de continuité et, bêtement c’est possible car je suis hermétique à la physique, je soupçonne que l’électricité a un rôle connexe à jouer. Donc, tant mieux que je me sois emparée d’un feutre rose, symbole de gaieté, naïveté, absence de sérieux, car je suis en train de produire une jolie série d’élucubrations. Je pourrais poursuivre sur le même mode et tenter de révéler d’autres pistes, qui trottent dans ma tête, convergeant vers l’assurance que la vie ne prend jamais fin, mais ce sera pour une autre fois. Le feutre bleu va me remettre dans le « droit chemin », c’est celui qui sert habituellement pour les essais, la philosophie, ainsi que l’orange !

    Le vert, c’est souvent pour la famille, pour l’imagination aussi …


    Avec Mona et mes autres copains, nous écrivons beau : « bô », car nous renforçons ainsi le sens de ce mot ! Mon Ours Castor est « bô », forcément, c’est le « mien » ! Oh bien sûr, il a vieilli mais il ne veut pas croire que, pour moi, il reste le plus beau ! Eh bien si ! Il n’est pas à côté de moi, alors j’en profite. D’ailleurs, si je ne lui fais pas lire ceci, il ne le verra pas. De son côté, il a encore écrit de belles choses mais il faudra le prier pour qu’il veuille les publier. Je n’ai pas écrit le texte le plus beau, mais le mot m’a éclairée tout au long de mes considérations et je me réjouis d’avance de lire les œuvres des plumes amies et de participer au choix, dans celles-ci, du « texte le plus beau ».

     

     

    * La chanson en question est : "Mai mai mai, Paris, mai" de Claude Nougaro. Grâce à William N'Paï, le petit mystère avait été éclairci !


    8 commentaires
  • large eclairs-1024x768-3 101624Note : une version française figure sous ces deux poèmes farfelus, pour tenter d'en faire saisir le sens à ceux qui ne liraient pas l'anglais.

    Image : aideordi.com










    Little brain shaking before the storm !

    I wish I might
    Write in English ...
    Shall I finish
    A poem bright ?

    “Bright” is too strong,
    Only for sound !
    What a poor ground
    Will say the throng !

    I want to try ...
    “Poor” ? never mind !
    Leave it behind ...
    Don’t ask me why.

    Becoming clear,
    Born in my brain
    No need to fear,
    Idea again !

    Does it matter ?
    Yes, for pleasure !
    A new leisure,
    No much clatter !

    Where does it lead ?
    Yet I don’t know,
    Things high and low ...
    Will people read ?

     

    Yes, after all, clatter matters !

    "No much clatter",

    The first a game !

    It's not the same

    In the latter ...

    What's it about ?

    Well, my first text !

    This is the next,

    Though I am "out" :

    There is thunder,

    Noise and lightning,

    It's happening !

    I'm just under ...

    I am not proud,

    There is clatter,

    I do matter,

    It is so loud !

    And so flashy ...

    It is all near

    How much I fear

    Thunder dashy !

    I'm a coward,

    I made a joke,

    Is this a poke

    Pushing forward ?

    To beat my fright

    I wrote again,

    During the rain.

    Have I been right ?

    Poem making,

    Compulsory,

    I am sorry,

    Helped me waiting !

    Lenaïg


    These two crazy poems were written on a stormy evening during the 2009 summer.
    ***

    Minuscule tempête sous crâne, avant l'orage ... en vrai !
    Si je pouvais
    écrire en anglais ...
    Finirais-je
    un poème brillant ?
    "Brillant" est un mot trop fort,
    c'était pour la rime !
    Quelle maigre base
    Dira la foule !
    Je veux essayer.
    "Maigre" ? Tant pis !
    Alors, laissez tomber !
    Ne m'demandez pas pourquoi.
    Tout devient clair
    dans mon esprit.
    Pas de crainte,
    l'idée surgit.
    C'est important ?
    Oui pour le plaisir !
    Un nouveau loisir,
    sans grand fracas !
    Où vais-je ainsi ?
    Je ne sais pas encore,
    des bas et des hauts ...
    Les gens liront-ils ?


    Pas de fracas, disais-je ?!
    "Sans grand fracas",
    le premier [poème] était un jeu.
    Mais le deuxième,
    c'est du sérieux !
    De quoi s'agit-il ?
    Mais du texte qui précède !
    Voici le suivant
    Et je n'en mène pas large.
    Il y a du tonnerre,
    du bruit et des éclairs,
    c'est en direct,
    je suis en plein dedans.
    Je ne suis pas fière,
    le voilà, mon "fracas" !
    Je ne ris pas,
    C'est tellement fort !
    Et trop lumineux,
    C'est tout près.
    Je suis terrifiée
    devant la foudre si rapide.
    Je suis une mauviette,
    J'ai fait une plaisanterie,
    Est-ce un coup du sort
    qui s'impose ainsi ?
    Pour vaincre ma frayeur,
    J'ai écrit sur mon cahier
    pendant qu'il pleuvait.
    Ai-je eu raison ?
    Composer des poèmes,
    c'était plus fort que moi,
    excusez-moi,
    j'ai trompé mon attente !

    Voilà une traduction aussi fidèle que possible, car les associations de mots d'après les mêmes sons en anglais ne peuvent pas être restituées.
    Strong = fort, throng = foule,
    Ground = terrain, sound = son,
    Clatter = vacarme, ou fracas, matter = avoir de l'importance,
    etc !
    ***


    6 commentaires