• LE RÔDEUR NOCTURNE - Chapitre 3 et fin - RAHAR

    LE RÔDEUR NOCTURNE - Chapitre 3 et fin - RAHAR

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    http://gusandco.net/2011/04/12/loups-garous-ses-variantes-tour-dhorizon/

    La bibliothèque est tenu par un anthropologue qui s’était enterré ici, Dieu sait pourquoi. Il ne lui a pas été difficile de traduire les signes exprimés en vieil allemand. « Tenez-vous loin de la cabane » en est en substance la traduction. C’est un avertissement des plus clairs. Chacun est rentré chez soi, passablement perturbé. Personne ne sait quoi faire.

    Keith

    « Arrivé à la maison, mon premier réflexe a été de décrocher le téléphone pour avertir la police. Puis je me dis que si je disais avoir poursuivi la créature jusqu’à la cabane avec un fusil, je m’attirerai des ennuis. J’ai raccroché à regret. Je m’en fais beaucoup pour ma famille, mais tout ce que je peux faire est de demander à la sœur de Diana de venir lui tenir compagnie, quand je ne suis pas là. »

    Diana

    « Je pense que Keith me croit maintenant. Il s’inquiète beaucoup de savoir que quelqu’un rôde dans les environs. J’ai aussi peur et je crains pour ma vie et pour celle de ma fille. Évidemment, je crains aussi pour Keith, bien qu’il soit assez costaud. »

    Keith

    « Tout ça a affecté notre vie quotidienne. Pouvais-je laisser seule ma famille, sachant ce que je sais ? Mais je ne peux cesser de travailler et nous ne pouvons pas déménager. Je me creuse toujours la cervelle pour trouver quelque solution.

    Quelques semaines plus tard, Denis me téléphone. Il veut m’emmener quelque part. Durant le trajet, il ne me parle que de futilités. Finalement, je me rends compte que nous allons vers la fameuse cabane. Je vois garée devant, une voiture de patrouille. Je demande à Denis ce qui se passe. Il me dit que Georges est décédé, et qu’il a fini par tout raconter à la police.

    Un agent sur le seuil nous fait signe d’approcher et d’entrer. Nous avons jeté un coup d’œil dans la fameuse cabane. Il n’y a pas le moindre effet personnel, pas de nourriture, pas de vêtement. On n’aurait jamais dit que quelqu’un y ait jamais vécu. Ça a été décevant, rien ne nous a renseignés sur Georges.

    L’autre agent nous appelle en ouvrant la porte d’une autre pièce. Étonnamment, la porte est doublée d’une épaisse plaque d’acier. Une forte odeur nauséabonde et de chien mouillé nous agresse. Nous entrons avec précaution. Il n’y a aucune ouverture, les policiers sont obligés d’utiliser leur torche. Tous les murs sont recouverts par des plaques d’acier fixées par des barres de métal et de rivets. À un mur est fixé un solide rivet qui retient trois mètres de solide chaîne. On a dû enfermer quelqu’un dans cette pièce… mais qui, et pourquoi ? Partout sur les murs, on constate des traces de griffure, certaines très rouillées, d’autres plus récentes ; on voit qu’elles ont été faites à différentes époques.

    Nous nous sommes regardés tous les quatre en silence. Je crois qu’on a tous le même mot à l’esprit, mais personne n’ose le dire. Non, c’est impossible, ça n’existe pas… Et pourtant… Un loup-garou. Nous sortons, perplexes. Pour tout bien, Georges n’a laissé qu’un pot rempli de menue monnaie et un almanach dont les pleines lunes ont été soulignées. Il a été enterré dans une tombe anonyme. »

     

    Depuis la mort de Georges, les harcèlements ont cessé. Des enquêtes menées trente ans en arrière ont montré que Georges avait acheté des plaques, des rivets et des barres d’acier. Il a été constaté que c’est vers la même époque que les égorgements avaient cessé.

    Un spécialiste en cryptozoologie et ésotérisme a avancé que Georges se transformait toutes les nuits, mais au cours des lunes pleines, il perdait toute conscience rationnelle et devenait bestial et ne se contrôlait plus. Pour y remédier, il s’emprisonnait et s’enchaînait. Comme il perdait toute intelligence, il ne pouvait se libérer qu’en redevenant lucide. Il ne se nourrissait que la nuit en chassant les animaux de la forêt et était relativement inoffensif en dehors des périodes de pleine lune. Mais le temps passant, il se trouva un penchant malsain au voyeurisme. C’était en définitive bénin, mais plutôt effrayant.

     

    Fin

    RAHAЯ


  • Commentaires

    1
    Dimanche 12 Octobre 2014 à 10:24

    Un loup-grarou... j' me disais aussi,  juste tueur de poules et voyeur... allez qu'il repose en paix ! Merci.... JB

    2
    Dimanche 12 Octobre 2014 à 10:49
    LADY MARIANNE

    une belle chute !!
    qu'il repose en paix !! un loup-garou mais comment l'est-il devenu ?
    merci pour cette bonne histoire qui entretenait bien le suspens !!
    bon dimanche-
    bisous !

    3
    VICTORIA
    Dimanche 12 Octobre 2014 à 10:52

    Ha ! tu vois Rahounet, j'avais bien évoqué un loup garou. C'était le seul lien en fait entre un homme et une bête. Bon, tu me diras que cette relation existe toujours. Bien des femmes te le diront happy. Merci pour cette nouvelle. Toujours un plaisir de te lire.

    4
    Dimanche 12 Octobre 2014 à 11:10

    Bonjour, Jill, Lady, Victoria, Rahar et tous ! Oui, c'était bien un loup garou, être appartenant  à deux mondes au moins ! Pauvre Georges, qui, lui, ne voulait pas faire de mal et qui luttait fort contre ses crises de folie lors des nuits de pleine lune. Mais il se transformait toutes les nuits et se promenait pour observer la vie "normale" des humains. L'originalité de ton histoire est là, Rahar, ce Georges luttait contre sa condition et avait réussi à bien s'intégrer chez les humains.

    Hé hé, Lady, le "What else ?" (Quoi d'autre ?) du George Clooney, ici, cachait ce lourd secret !

    Bravo, Rahar ! Et bizzz à toutes et tous !

    5
    Dimanche 12 Octobre 2014 à 11:50

    on se croit déjà à Halloween avec ton illustration pourtant je n'aime pas cette fête

    6
    Dimanche 12 Octobre 2014 à 17:45

    Ben je n'aurais pas voulu être à la place de Diana !! Ton histoire me rappelle celle de la bête du Gévaudan !!!!

    Bonne soirée à tous - bisous

    Monelle

    7
    Dimanche 12 Octobre 2014 à 19:50

    Bonsoir Flipperine et Monelle ! Ah ben, Flipperine, j'ai choisi cette image symbolique qui appartient, je crois, à un jeu vidéo parce qu'elle est plus symbolique qu'horrible !

    Oui, Monelle, à la place de Diana, j'aurais eu beaucoup de mal à me remettre !

    Bizzz à vous deux, bizzz à tous.

    8
    Di
    Dimanche 12 Octobre 2014 à 23:10

    C'était le chaînon manquant et pour lui une façon de s'évader de sa vie mais il a changé la vie des autres en observant de trop près. Bravo Rahar.

    9
    Marie Louve
    Mardi 14 Octobre 2014 à 22:18

    Ah ben là c'est du joli ! C'est trop facile de mettre tout ça sur le dos d'un pauvre loup-garou qui n'est plus là pour se défendre !  :))) . Merci pour le polar pas peur, moi non plus. 

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