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    La Coupe du monde de foot au Brésil
    Je comprends l'excitation qui s'empare
    de tous les amoureux du foot,

    jeunes et vieux
    Je me révolterai toujours de tout l'argent brassé,
    mal distribué

    Je comprends la colère d'une partie
    de la population brésilienne

    J'admire la fresque de l'artiste de rue
    Paulo Ito.

    Lenaïg


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  •  Isidor, suite et fin ! - Lenaïg

     

     

     

     

     

    (C) Matthias Lamamy sur fotolia : clic !

    Suite et fin de ma participation au jeu des prénoms
    pour la Cour de récré chez Jill sur OB
    Le début est :
    ici !
    ***

    Isidor enquêta,
    voici le résultat.
    C'est son chien qui était

    la cause du méfait :
    il effrayait poulette,
    coursant la pauvre bête !
    Cabane, enclos, marteau,
    chien baissant le museau,
    maintenu à l'attache
    Isidor à la tâche !
    Refuge terminé,
    le chien fut libéré.

    Lenaïg


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  • Coquelicots, Kâli et Calico ! - Lenaïg

    Photo : Andrew Mayovskyy
    ***

    Ceci est une invitation à passer de l'autre côté du miroir, comme Lewis Carroll le fit faire à son Alice, ou maintenant de l'autre côté de l'écran, c'est selon … Et là, de vastes possibilités vont s'offrir pour partir en voyage, sans le poids des bagages ni la nécessité d'acheter un quelconque billet. Je vais juste y faire un petit coucou pour le moment et quand j'aurai plus de temps, je retournerai explorer ! J'entrevois déjà que les mots vont danser pour moi et que des paysages délicieusement dépaysants m'apparaîtront. Comme j'ai besoin de sérénité, j'ose espérer que rien ne tournera au cauchemar. Allons, pas d'angoisse, deux raisons pour que celle-ci ne me saisisse pas : primo, c'est moi qui tiendrai le gouvernail de mes idées, libre à moi de prendre le cap que je voudrai ; secundo, un bug informatique ne me fondra pas dessus en traitre, j'écris hors connexion ! Si mes tableaux, mes décors entrent en collision, je veux que ce soit en douceur : point de catastrophes, de choc d'étoiles ou de météorite géante fondant sur la Terre dans mon univers malléable à souhait. Me voici dans un crépuscule apaisé, à l'horizon rougeoyant, la nature se remettant d'un orage, tandis qu'un vent léger me caresse le visage et se prolonge dans l'ondoiement d'un champ de blé. En contrepoint du ciel empourpré, un semis de coquelicots … La nuit passe en un éclair, hé oui prodige de l'autre côté du miroir ! Par le biais des sonorités, j'ai fait un grand vol plané, de mon champ de coquelicots à Kozhikode (anciennement Calicut) au sud-ouest de l'Inde, où se fabrique le rugueux tissu calicot sous l'égide de l'impressionnante déesse Kâli la noire, aux multiples bras, trancheuse de têtes, qu'il ne faut redouter que si on a l'esprit mauvais … Mais déjà je me suis envolée pour me poser à Calico, la ville fantôme du « silver rush » en plein désert de Mojave, au milieu des cactus en fleur ! Le crépuscule à nouveau ; je reviendrai demain pour admirer les répliques des immeubles d'autrefois mais je ne serai pas tentée par les reconstitutions de duels au pistolet. Plus tard et ailleurs, je jouerai avec les prismes de l'illusion sans façon puisque les trompe-l'oeil n'auront rien de faux culs ; bien au contraire, je les inventerai, je leur donnerai leur légitimité ! Pour l'heure, je vais me coucher.

    Lenaïg
    Dimanche 25 mai 2014 minuit
    sur les mots imposés (en gras)
    pour le magazine Jetons l'encre sur facebook


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  • Le chêne, forêt de Fontainebleau, Claude Monet
    http://www.culturafric.net/Claude-Monnet-h86.htm

     

    — Soit vous vous payez ma tête, soit vous avez besoin d’une camisole.

     

    — Mais c’est la vérité, inspecteur. Je ne me moque pas de vous et je ne suis pas fou… enfin je crois.

     

    — C’est dément !... Revoyons donc ça encore une fois, professeur Kain.

     

    — Mais je vous l’ai déjà raconté deux fois !

     

    — Ça ne fait rien… S’il vous plaît, professeur.

     

    — Euh… Très bien… Donc, nous avons cette jeune femme…

     

    — Madame Sue Tanne… qui s’est noyée il y a deux ans…

     

    — Prétendument noyée. Vous n’avez jamais retrouvé son corps…

     

    — Vous ignorez les circonstances, professeur Kain. La rivière Samba devient tumultueuse et très rapide au cours d’une crue. Malgré ça, nous avons fait des recherches sur des kilomètres. Elle n’avait aucune chance.

     

    — Effectivement inspecteur, j’ai fait une expérience avec un plongeur, au cours de la dernière crue. Sans sa bouteille et son filin de sécurité, il se serait noyé en moins de deux. Conclusion, Sue Tanne devrait être morte.

     

    — Mais elle est là. Son mari nous a avertis il y a quinze jours. Elle a prétendu s’être réveillée dans le petit bois à l’est de la ville. Elle avait dû être emportée au-delà de la zone de recherche et a miraculeusement survécu. Le psy qui l’a vue a dit qu’elle était certainement sortie d’une période d’amnésie.

     

    — Vous le croyez vraiment, inspecteur ? Avez-vous enquêté sur ce qu’elle avait fait pendant ces deux ans ?

     

    — Mais à quoi bon ? Elle est là et son mari l’a retrouvée, elle ne se rappelle rien de son amnésie.

     

    — Eh bien moi, Francis Kain, je l’ai fait, inspecteur. J’ai fait des recherches dans toutes les villes.

     

    — Et alors ?

     

    — Alors rien ! Personne ne l’a vue ni employée au cours de ces deux années.

     

    — C’est impossible ! Comment aurait-elle vécue ? Elle devait manger, s’habiller, se loger…

     

    — Précisément, inspecteur. Vous pouvez enquêter à votre tour, vous ne trouverez rien.

     

    — Mais c’est insensé ! Vous insinuez que madame Sue Tanne est simplement revenue d’entre les morts il y a quinze jours.

     

    — Ce n’est pas tout. Au cours de mon enquête, j’ai été confronté à d’autres cas.

     

    — Vraiment ?

     

    — Eh oui, Sue Tanne n’est pas la seule. J’ai découvert huit autres personnes qui étaient considérées comme mortes, soit par noyade, soit par incinération dans quelque incendie, dans une période de deux ans, et qui sont revenues… bien entendu, amnésiques concernant la durée de leur disparition.

     

    — Mais et les corps ?

     

    — Justement, on n’avait jamais retrouvé leur corps, lors des accidents.

     

    — Vous prétendez donc que ces personnes sont devenues des zombies ?

     

    — Allons inspecteur, je suis un scientifique, laissons là ces fariboles de cinéma.

     

    — Et pourtant, le mari de madame Sue affirme qu’elle se rappelle des évènements et des anecdotes connus d’eux seuls.

     

    —Cela conforte ma théorie. Vous vous rappelez cette vague d’apparition d’ovnis il y a deux ans ?

     

    — Oui, les spécialistes ont affirmé que ces appareils différaient de ce qu’ils avaient l’habitude de voir.

     

    — Eh bien, je pense que des aliens ont profité de ces accidents pour prendre la place des décédés.

     

    — Voilà une théorie bien audacieuse.

     

    — Et farfelue, avouez-le, ne vous gênez pas. Je ne crois pas à une quelconque résurrection, c’est la seule explication rationnelle.

     

    — Mais un simple test ADN nous révèlerait la vérité, dans ce cas.

     

    — Ne rêvez pas. Tous vos tests ne seront pas concluants, vous pensez bien qu’ils y ont pensé. Il est certain que ces aliens sont très avancés technologiquement. Ils ont très bien pu reproduire le corps des disparus à partir de quelques-unes de leurs cellules, et y glisser leur essence propre.

     

    — Je lis sur votre carte de visite que vous êtes professeur de psychologie à l’université, que vous êtes docteur en médecine…

     

    — Je ne pratique qu’occasionnellement.

     

    — … et que vous êtes spécialiste en parapsychopathologie… Ça existe ce truc-là ?

     

    — Parfaitement… quoique ce ne soit pas encore vraiment reconnu. J’étudie les conséquences psychologiques sur les personnes qui ont été enlevés par des extraterrestres.

     

    — Donc vous croyez que ces gens qui sont revenus… sont en réalité des extraterrestres ?

     

    — Mais oui ! Tenez, un garçon a fait une mauvaise chute et il est resté en observation à l’hôpital de Boqueur. Il a subi une IRM, et comme le médecin-chef est un ancien condisciple, j’ai pu assister à l’examen. En état d’éveil, tout était normal, comme pour tout humain ordinaire. Mais pendant le sommeil, nous avons constaté un phénomène curieux : seul une moitié du cerveau dormait, alors que l’autre était très active… et ça s’alterne par cycle d’une demi-heure.

     

    — Et c’est anormal ?

     

    — Un peu mon neveu ! C’est disons la manière de dormir d’un dauphin.

     

    — Mais est-ce que ce ne serait pas une des conséquences de sa euh… résurrection ?

     

    — Inspecteur ! Ne mélangeons pas le rationnel et l’absurde.

     

    — Je croyais prôôfesseur qu’un bon scientifique aurait l’esprit ouvert et ne négligerait aucune possibilité… Si je résume, nous pouvons avoir trois hypothèses. Mon esprit simple peut concevoir l’éventualité d’une résurrection ; vous, vous êtes partisan d’une intervention extraterrestre…

     

    — Et je pense que nous sommes confrontés à un début d’invasion, et le taux normal de mortalité va être salement modifié, ce qui serait catastrophique en cette ère de croissance démographique débridée et l’humanité pourrait disparaître peu à peu, à leur profit…

     

    — Attendez, votre raisonnement est biaisée, si c’étaient des vieillards théoriquement en fin de vie qui bénéficieraient de plusieurs dizaines d’années supplémentaires, je ne dis pas, mais ce sont des gens encore jeunes, voire très jeunes.

     

    — Bon admettons. Mais quelle est votre troisième hypothèse ?

     

    — Je ne suis pas trop fan de science-fiction, et je n’ai pas suivi d’études scientifiques poussées, mais ne pouvez-vous pas envisager la possibilité d’une faille spatio-temporelle qui a pu engloutir ces gens pour les régurgiter plus tard ?

     

    — Mmmh… Oui, ça pourrait se tenir. Mais j’estime ma théorie plus probable, je ne pense pas que l’apparition des ovnis au moment des « disparitions » soit une simple coïncidence.

     

    — Très bien, mais qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? tuer ces gens ? arbitrairement ? Avertir l’Armée que ce sont des aliens ? Il faut tout de même des preuves solides, sinon on m’enverra illico au cabanon.

     

    — Mais nous sommes en danger, inspecteur !

     

    — Alors cherchez-moi ces preuves… Et que ce soit du béton.

     

    *

     

     

    — Ah inspecteur, le zigoto d’hier est clamsé.

     

    — Quoi, le professeur Francis Kain ? Que lui est-il arrivé ?

     

    — Ben, en traversant le pont, un de ses pneus a éclaté et sa bagnole est tombée dans la rivière en crue. Les pompiers n’ont pas réussi à retrouver le prof.

     

    — Seigneur ! Que Dieu nous garde !

     

    — Comment inspecteur ?

     

    — Non, rien, rien… On va voir dans deux ans.

    RAHAR

     

    http://dossiers.secrets.free.fr/ovni/lac.chauvet.1952.html


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  • http://www.clipart-fr.com/clipart.php?mot=crapaud

    Deux princesses et deux crapauds ...
    Entre les deux histoires, moi, bisounourse notoire,
    j'ai choisi, hi hi ! Mais les deux font réfléchir :
    pauvre crapaud n° 1 qui a cru bon de sortir de son eau
    et d'oser le ramage du corbeau (rappelons-nous
    Le corbeau et le renard de La Fontaine),
    qui n'a pas été cru et qui a fini cuit ...
    Sage crapaud n° 2 qui, lui, s'est fait prendre par surprise, qui a prudemment choisi ses mots (on ne saura pas
    s'il avait vraiment le pouvoir de ce qu'il a déclaré)
    et qui a la vie sauve et une proposition d'amitié.

    Lenaïg

    http://www.hephez.com/bande-dessinee/bd-planches/ILLUSTRATEUR-GRAPHISTE-FREELANCE-HEPHEZ-planche-bd-01.html

     

    Divertissement du dimanche soir sur Ekla : histoires de princesses et de crapeaux, BD choisies

    BD découverte par l'ami Denis Costa sur facebook chez : Theracoach


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