•  cardinal-rouge-male-sol
    <== Le cardinal rouge (photo signée)
    arton443-0d008







     

     

    Le geai bleu (site des Parcs naturels du Québec) ==>
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    Mona nourrit le rouge-gorge de son jardin (elle nous l'a montré, voir la rubrique Du côté de chez Mona). Marie-Louve, sur Facebook, nous fait voir le restaurant qu'elle a ouvert pour "son" geai bleu et espère voir bientôt le cardinal rouge, auquel Di m'a présentée !
    ***
    Nous savions déjà que Di "met de l'énergie dans ses pieds" ...
    Di met aussi de l'énergie dans sa plume.
    Voici regroupés ses commentaires toniques et dynamiques.
    ***

    plp Ma mère me disait : Si tu rends service à un ami, ne t'attends pas à ce que cet ami te rende un autre service plus tard, un jour ou l'autre. Fais le par plaisir. Un jour, tu auras besoin d'aide et c'est peut-être un autre qui viendra t'aider. Je le vois ainsi aussi. Mais on ne peut pas aider quelqu'un qui ne veut pas s'aider. Alors là je laisse tomber.

    Pour ce que dit Mona au sujet de ceux qui écrivent et ne commentent pas, j' ai souvent lu et commenté des auteurs qui ne me lisaient pas. Parce que j'aimais leur écriture. Mais c'est vrai qu'il y a un moment où on se demande s'ils ne rient pas de nous. En tout cas vous n'avez rien à vous reprocher sur ça.


    plp La violence existe depuis toujours. Aujourd'hui à la télé on peut la voir en direct, des gens assassinés avec froideur, des enfants qui pleurent, des mères désespérés, des peuples soumis à une dictature, des petites filles brutalement privées de leur féminité par l'excision et etc ... On la regarde, les médias repassent les pires scènes, les plus sanglantes possible, ça attire le public, mais peu l'avouent. Pourquoi pouvons-nous supporter des scènes qui se passent dans la réalité, à l'heure où j'écris ? Je pense qu'on s'habitue à voir ce qui se passe ailleurs que chez nous. On devient indifférent ou on a une bonne pensée mais ensuite on pense à nos soucis, quoi faire pour souper, pendant que ceux qui souffrent continuent à souffrir. De toute façon, qu'est-ce qu'on peut faire? Han ? On est désolé et on oublie. Personne ne se sent coupable. Tandis que dans un livre on s'investit personnellement plus fort, puisqu'on entre dans le monde de l'auteur qui use de violence parce que c'est comme cela que ça se passait. Ça ne veut pas dire que l'auteur est violent. Si je lis Bernard Werber, même au deuxième ou troisième ciel après la mort des tanautologues, la guerre est encore de mise, mais je ne penserais pas que lui-même est violent. C'est comme dit Marie-Louve pour Agatha Christie ... Son talent parlait, c'est tout. Enfin, j'oublie les femmes. Les femmes peuvent autant que les hommes diriger un pays mais assises sur le trône de présidente, je ne pense pas qu'elles pensent en femme ou en homme, elles pensent pour le bien du pays.


    plp Et si on me demandait mon poids? Mes mensurations? C'est pas un peu la même chose que demander l'âge? Je les donnerais volontiers à une amie mais pas à tout le monde. Notre visage, notre prénom, notre âge et notre poids, c'est tout ce qui nous appartient. Le sujet de la chirurgie est abordé de plus en plus souvent. Les chirurgiens font des affaires d'or. Qui n'aimerait pas retrouver le visage de ses trente ans. Comme chante Jean-Pierre Ferland dans une de ses plus belles chansons, pour sa blonde qui disait adieu à sa vingtaine : "C'est à trente ans que les femmes sont belles, après ça dépend d'elles." Plus tard il a composé une chanson où toutes les femmes se sentent belles en l'écoutant. Elle s'appelle "T'es belle". Mon âge varie selon les personnes avec qui je suis. C'est-à-dire que je peux avoir cinq ans avec un enfant ou 16 ans avec un adolescent, ou être adulte avec un adulte, quelque soit son âge. Au Brésil aussi, rares sont celles qui ne passent par le bistouri, si ce n'est aux seins c'est à la graisse en trop, la cellulite et etc ... mais il y a encore injustice. Seuls les riches peuvent se le permettrent. Si la chirurgie ne coûtait rien, ne faisait aucun mal et nous rendait une certaine jeunesse, qui dirait non? Personne n'aime vieillir mais tout le monde n'a pas cette chance et tout le monde ne vit pas en santé. Alors que les gouvernements se grouillent. Ou bien ils construisent des hopitaux, engagent du personnel et soignent les gens pour qu'ils vivent le plus vieux possible en santé ou bedon qu'ils construisent des Centres qui ne sont que des corridors de la mort où des personnes âgés attendent leur tour, espérant que leurs enfants viendront les visiter un jour avant qu'ils ne soient dans leur cercueils.

    Les gouvernements devraient se faire des liftings. Ils tournent en rond et quel que soit le parti au pouvoir, ils vieillissent sans se regénérer.

    Je plaisante bien sûr, mais il y a tellement à répondre suite à ton article. Mais je suis contre cette phrase que les femmes qui ne disent pas leur âge ne savent pas garder un secret. Elle est ironique à mon sens. Doit-on juger les gens parce qu'ils ne donnent pas leurs mensurations ou leur âge?

    Il y a bien plus dans une personne que l'apparence et l'habit ne fait pas le moine, mais tous les moines ne se rendent pas au monastère.

    Bisous
    plplplplplplplplplplplplplplplplp

    Bisous à vous deux, Di et Marie-Louve, du Québec.


    11 commentaires
  • frere-Tuck
    Le Frère Tuck selon Disney. C'est sûr, lui, c'est un drôle de moine. Un ours, pour ma collection ...
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    Bonjour, mes amis de plume !
    D'abord, je voulais vous mettre directement sous les yeux une page du journal d'OB.
    Je dirai juste que je ne crois pas du tout que ... Romain Baladeuse soit dans le coup, il est bien trop indépendant et ne fricote pas avec des Francs-maçons qui auraient l'esprit mal tourné ... Que Rahar intervienne s'il a un avis sur la question !
    Quant à la fantaisie qui suit, ceux qui l'ont lue déjà sur Plumes au vent, sont dispensés de lecture !
    Je les incite fortement à aller s'enivrer d'air pur, de nature, de fleurs, de mer s'ils le peuvent.
    Mais ils peuvent quand même faire coucou et s'exprimer ici.
       


    Les dernières nouvelles d'Overblog :
    Victime d'une cyber-attaque de grande envergure.

    "Depuis 3 jours maintenant, Overblog subit une attaque très virulente sur les blogs, ce qui a pour conséquence de ralentir de nombreux affichages, voire même une interruption du service de temps en temps. Les provenances de ces attaques sont de différents pays mais essentiellement d'Italie.

    "Nous sommes, depuis 3 jours, la cible d'une attaque de type DoS (déni de service) inédite par sa puissance. Nous sommes attaqués très régulièrement, nous avons donc un ensemble de protections qui permettent de ne pas dégrader notre service. Dans le cas présent, l'attaque a été si violente qu'elle a rendu indisponible l'ensemble de la plateforme pendant plusieurs heures !
     
    Nous savons que les blogs visés font tous référence à la franc-maçonnerie et à une certaine élection qui doit se dérouler aujourd'hui, que les adresses IP utilisées sont localisées en Italie, et que celui qui a commandé cette attaque a mis des moyens financiers forcement très importants au regard de la technique employée. Il s'agit d'un acte de cybercriminalité grave, car pour tenter de rendre indisponible quelques blogs les initiateurs de cette attaque n'ont pas hésité à mettre hors service plus d'un million de blogs.

    Nous nous sommes toujours fixé comme mission de permettre au plus grand nombre de s'exprimer librement. C'est cette liberté qui est attaquée aujourd'hui. Nous sommes fiers d'être aujourd'hui un outil de la démocratie, mais cela nous coute cher en efforts... "


    Notre équipe technique s'efforce au maximum de maintenir le portail et les blogs depuis ces derniers jours. Nombre d'entre vous nous ont apporté leur soutien que nous apprécions. Nous vous remercions pour votre patience et votre compréhension."
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    L'habit ne fait pas le moine - 8ème jeu de Marc Varin sur son forum Plumes au vent. Que nous inspire ce proverbe ?

    Pas de panique ! Déjà je vois se profiler, se faufiler l'ombre d'une robe de bure marron, gros cordon en ceinture, spartiates et vaste capuchon rabattu sur le visage ; une silhouette qui se fond presque dans le crépuscule. Si elle rase les murs, il y a anguille sous roche (tiens, Marc, un autre dicton, à creuser, un jour ?).

    Pourquoi ne veut-elle pas se faire repérer, cette silhouette ? Parce que ses desseins ne sont pas clairs ni bien intentionnés ? Me voici transportée dans le monastère du Nom de la Rose, livre puis film magnifiques, au temps de l'Inquisition. Certains moines y ont trahi leur habit et n'ont pas hésité à commettre des meurtres ...

    Mais d'autres moines se hâtent aussi, vers la chapelle, pour ne pas manquer les matines, les vêpres, les messes, à toute heure du jour et de la nuit, ou presque !
    La robe de bure est donc habitée parfois par des êtres tourmentés, mauvais, démoniaques mais, le plus souvent, par des hommes exemplaires, tournés vers le Ciel et qui prient avec ferveur pour le salut de l'humanité. N'oublions pas des moines actifs, remuants, comme Frère Jean des Entommeurs (Rabelais), ou Frère Tuck qui participa à la rebellion de Robin des Bois. D'autres encore ont été des créateurs d'elixirs, de chartreuses ...

    PLOP ! Voilà que l'image des moines disparaît et que me vient la vision d'un rassemblement de pingouins paradant, non pas sur la banquise (leur vrai nom français, à ceux-là, c'est : manchots ... non ?) mais dans une réception classieuse, sous de riches lustres et lambris ... Fière allure, ces costards noirs et ces noeuds pap' !
    Un coup à ne pas reconnaître ceux qui les ont portés quand ils émergent le lendemain matin, en peignoir usé (par exemple), cheveux en bataille et se grattant la barbe repoussée, teint brouillé peut-être par une migraine d'après fête, une possible gueule de bois ... ou en survêtement et bonnet, courant, pédalant !
    Au fond, les hommes seraient tous beaux à voir, dans leurs costards noirs, même les pires crapules ...

    Pour porter un tel habit, même de location, il faut avoir du fric et vouloir en gagner toujours plus. Enfin, c'est une idée en passant, comme ça.
    Et nous restons ainsi dans l'apparence. S'habiller riche et afficher des marques de manière ostentatoire satisfait ceux qui se ressemblent et qui mesurent leurs capacités respectives de porte-monnaie bien rempli et de ... pouvoir. Ceux qui n'ont pas les mêmes valeurs s'en fichent de cela comme de leur première chemise. Ils prouvent leur efficacité quelle que soit leur tenue vestimentaire. Serge Gainsbourg, lui, cultivait, par moments, son aspect négligé, très recherché !

    Tout le monde n'est pas Serge Gainsbourg, ni ... qui ? disons : un chercheur scientifique, réfractaire au "système", ou passionné par son sujet plutôt que par son apparence physique. Il arrive alors que l'habit fasse le moine pour le commun des mortels, qui doit -très fréquemment par les temps qui courent- se présenter à un nouvel emploi : quasi obligation de mettre une veste pour tous (hommes et femmes), histoire de faire bonne impression ! Dans ce cas, l'habit ne fait le moine qu'en partie ! L'entretien, les tests, la mise en situation feront fi du bel habit !

    N'empêche, pour les femmes (regardons de leur côté maintenant), une nouvelle robe seyante, un pantalon et un haut tout beaux, assortis d'un passage chez le coiffeur, voilà des éléments qui nous dopent et, pour peu que les compliments pleuvent, nous nous sentons rajeunies, plus dynamiques. Non ?

    Alors, après cette intense cogitation, que vais-je en conclure ? Bon sang, c'est vrai, il me faut une conclusion, mon texte est déjà long !
    Oups, je n'ai pas mentionné les naturistes. Ils existent ! Eux, ils refusent que l'habit fasse le moine ! Au moins, pour eux, c'est clair !
    Pour moi ? Ben, certains habits font de nous de drôles de moines, on ne sait jamais quel moine se cache sous son habit et les habits qui nous vont nous mettent en valeur, sans qu'il soit nécessaire de porter l'habit.

    Être propre sur soi et pouvoir se regarder dans la glace sans honte ni remords de ses actes ou de son inertie, en tirant sur le dicton comme un élastique, permet de déclarer qu'on est un bon moine, qui mérite son habit !
    OUF ! C'est fini ... pour aujourd'hui.

    Lenaïg
    ***

    3 commentaires
  • 19877"Puisque vieillir est le dernier tabou, vieillissons ! décident les 3 Jeanne dans un nouveau spectacle hilarant."



    Une femme qui dit son âge ne sait pas garder un secret ...

    Entendu chez Delarue !

    ***


    Ah, l'éternelle jeunesse !

    Mais la beauté physique a ses dangers !
    On dit aussi : la beauté du diable, ou :
    belle à damner ... un saint ...
    Une femme trop belle fait perdre la tête aux hommes, qui deviennent fous !

    Bizarre comme la beauté physique traîne dans son sillage un relent de péché ...

    Des hommes aussi se sont fait prendre au piège : Narcisse et Dorian Gray !
    Le premier s'est tant replié sur lui-même, amoureux de son reflet dans l'eau, qu'il s'est désintégré.
    ( Voir mon poème "Narcisse et les narcissiques" dans la rubrique Poèmes, si jamais vous avez un p'tit moment ...)
    Le second était en quête d'immortalité et le vieillissement de son portrait tandis que lui-même restait jeune et beau, l'a conduit au meurtre et à sa propre fin.
    (Lire ou relire Le Portrait de Dorian Gray, d'Oscar Wilde).
    ***

    Après les infos sur la 2, hier, le sujet de l'émission de Delarue a été annoncé, j'ai voulu regarder. Il s'agissait des femmes qui refusent de vieillir.
    Un peu agacée, j'ai bien examiné les femmes qui se présentaient, écouté les estimations d'âge émises par les spectateurs.
    D'abord, ces femmes étaient toutes très jolies.
    Mais elles ne m'ont pas trompées !

    Le cas d'une coiffeuse à domicile s'opposait aux autres.
    Cette dame s'est plainte de : faire trop jeune ! En effet, souvent lorsqu'elle se présente chez ses clients, ceux-ci s'étonnent en la voyant et lui demande si elle a de l'expérience (sous-entendu : vous m'avez l'air bien jeune, puis-je vous faire confiance ?). Ce à quoi elle rétorque : bien sûr, vingt ans de métier !
    Notre coiffeuse a 39 ans, brune aux cheveux courts et au visage un peu rond ; elle ne m'a pas trompée non plus. En fait, je ne me serais même pas interrogée sur son âge (la valeur n'attend pas le nombre des années, de toute façon) et je me souviens que quand j'avais le sien, on me donnait bien neuf de moins.

    La dame de 63 ans, à qui on a donné entre 40 et 55 maximum, je lui ai donné ses soixante ans dès que je l'ai vue. Superbe, mince, dynamique, à ma grande horreur, elle a révélé qu'elle s'était fait remplacer TOUTES les dents, pour conserver un sourire éclatant.

    Le résultat de leurs efforts démesurés à toutes était là, incontestable.

    Pourtant une ombre planait sur le tableau : la perspective de la mort. L'une des femmes, ancien mannequin, en a parlé : elle en est terrorisée.
    La spécialiste intervenante a donc insisté sur le fait qu'il faut arriver à appréhender l'idée d'une façon plus sereine. Elle a souligné que, pourtant, aucune de ces femmes se précipitant sur le billard pour de multiples opérations de chirurgie esthétique ne semblent prendre conscience qu'à chaque fois, c'est la mort qu'elles frôlent ...

    Il n'y avait donc pas en jeu que la volonté de plaire et d'être agréable à regarder. Je n'ai pas entendu la conclusion car il me fallait vaquer à d'autres occupations. On peut retrouver ces infos sur le net, maintenant, puisque pour cette émission comme pour d'autres, le débat se poursuit par ordinateur interposé.
    **

    Cette histoire de secret ...

    On ne demande pas son âge à une dame.

    Je comprends très bien qu'on n'ait pas envie d'évoquer son âge ni de le brandir comme une bannière. Cette attitude du secret peut être considérée tour à tour comme une coquetterie, voire une politesse, pour rester dans la course, offrir à son entourage (surtout s'il est jeune en majorité) la façade plaisante de quelqu'un qui se soigne et qui se tient.

    On sait également que l'âge entre injustement en ligne de compte lorsqu'on est à la recherche d'un emploi. Dehors, les quinquas !

    Mais de là à déclarer péremptoirement qu'une femme qui dit son âge ne sait pas garder un secret, il y a un énorme fossé. Je ne serais pas étonnée que cette boutade provienne de Coco Chanel, lancée avec panache.

    Soit ! Mais imaginons que la femme qui ne dit pas son âge soit obsédée par celui-ci au point de considérer toutes les autres femmes comme des rivales et de ne pas hésiter à leur faire les pires crasses qui soient. Hésiterait-elle à faire savoir que telle ou telle autre s'est fait refaire les seins, des liftings, hmmm ? D'accord, je fais du mauvais esprit, on oublie !

    Je n'ai jamais caché mon âge et je ne pense pas avoir jamais trahi les secrets de ceux qui me les avaient confiés. A eux, si par hasard ils me lisent, d'apprécier, bien sûr.

    Puis, dans les secrets, il faut distinguer les vrais des prétendus tels, qu'on vous révèle en espérant bien qu'ils seront colportés, de bouche à oreille (les intentions de départ peuvent être bonnes ou mauvaises). Là, il faut faire preuve de sagacité et se comporter selon son éthique personnelle ! Je ne suis pas spécialement bavarde de nature et m'exprime beaucoup plus par écrit ; aussi, lorsqu'on me confie des faux secrets de ce type, il y a peu de chance -ou de risque- que je vende la mèche !

    Pour ce qui est de mon âge, depuis que j'ai passé le cap de la cinquantaine, un phénomène curieux s'est installé : j'ai quelquefois du mal à me le rappeler, à un ou deux ans près ! Il est loin le temps où je rectifiais énergiquement les gens : non, je n'ai pas huit ans, j'ai huit ans ET DEMI !" Hi hi ...
    ***


    15 commentaires
  • Si vous avez besoin d'un truchement (soit : traducteur - voir Le Bourgeois gentilhomme), Margoton est à votre disposition ...

    plouplouplouplouplouplouplou


    reveil t

    - Ché pour bientôt ! ! !

    « cangemint» d'heure !

    Pour
    tertous qui se posent à chaque fos
    eulegrinde question lorsquivint le temps ed'changid'heure :

    -
    "On avinche ou bien ein arcule ?"

    - Te veux un truc pour t'in rappeler ?
    En OCTOBRE
    : cha fini par RE, donc on recule la t'chiote aiguille
    ...
    En
    AVRIL: ça qu'minche par AV, donc on avinche cette t'chiote aiguille.

    Ta tout compris ?
    Ché bin..

    -
    hein !!!

     

     




    plouplouplouplouplouplouploup


     Merci, Margoton, pour ce rappel (je ne m'en souvenais plus) et ce bon conseil mnémotechnique !

     


    10 commentaires
  • La-DefenseIl la quitta, comme une seconde fois, comme un renouveau. Le reste de la journée passa lentement, de façon étrange, entre rêve et réalité. Marchant sans but dans la ville, Benoît s'arrêta devant des vitrines les yeux vides, en voyant défiler intérieurement, sans pouvoir les maîtriser, des souvenirs enfouis depuis son  enfance jusqu'à ce jour. Flashs et pensées s'entrechoquaient vers une signification qu'il ne saisisssait pas. De temps en temps, revenait en sa conscience, le rendez-vous du soir, qu'il chassait aussitôt de sa conscience. Il passait instantanément de la tristesse à l'exaltation.

    Nervosité ? Hallucinations ? Seule, la douce vision de Lisa parvint à l'apaiser. Celle qui l'avait aimé, sans vraiment le quitter, apparaissait au bon moment. Comment avait-il pu la joindre aujourd'hui ? Pourquoi ? Parce qu'il n'avait personne d'autre ?

     

    Le beau temps finit par chasser ses interrogations et il oublia tout en se fondant dans une foule dense. Les odeurs des épices et du café portaient ses perceptions vers d'autres horizons et il consomma goûlument une bière sur une terrasse animée, en vivant son présent avec délices. Les rues bondées de la mégapole le ramenèrent chez lui sans efforts et il se prépara machinalement pour le rendez-vous de dix-neuf heures.

     

    Il arriva enfin dans la salle d'attente vide de Belgium Society avec un souvenir diffus et brumeux de cette journée si particulière.

    «Il faut que je prie, pensa-t-il. Oh Seigneur, qu'est-ce que je vis, qu'est-ce que je fais ? Allons, sois positif, la vie est belle, j'ai passé un super après-midi, j'ai des amis, j'ai... » Benoît fit le vide, pour ne pas sombrer.

    Monsieur Quentin, on vous attend, invita la secrétaire.

    Il entra dans le bureau imposant du chef de service :

    Asseyez-vous, cher monsieur. Je vous écoute.

    Trou noir ; le candidat s'entendit donner les réponses attendues, répondre avec assurance en s'arrêtant après un temps indéfini, comme surpris par le verdict :

    Parfait, vous correspondez totalement à la personne que nous attendions. Pouvez-vous commencer demain matin à sept heures ?

    — Oui, bien sûr monsieur. Vous pouvez compter sur moi ! 

    — Nous vous demanderons seulement une petite introspection pour votre nouveau départ. Tâchez de vous y préparer, monsieur Quentin.

     

    Dans un état second, Benoît avança vers la sortie avec un sentiment d'excitation irréelle. « C'est ça, irréelle, pensa-t-il. » Il aurait voulu sauter de joie, embrasser son employeur, mais cela ne se faisait pas. Sa dernière phrase énigmatique s'effaça devant un autre fait, tout aussi spécial :

    «Mais pourquoi dois-je commencer à sept heures, et non huit» ? 

    Il remonta vers sa voiture et fonça, tel un automate, vers son appartement. Il aurait dû être heureux, mais n'éprouvait rien. S'en voulait-il de ne pas apprécier ce moment ? Réagissait-il normalement, alors que la vie lui souriait ?

    « Allons, allons, tout va bien ! » s'encouragea-t-il encore.

    Pour se persuader, il téléphona à Lisa, ses parents, ses connaissances qui, bizarrement, ne répondirent pas, leurs lignes étant occupées. Qu'importe !

    Le jeune candidat se coucha, perplexe, mais prêt, pour sa “première nouvelle journée”.

    « Haut les cœurs ! »

    La lumière s'éteignit.

     

    Dring ! Lever rapide, mécanique, sans état d'âme..., voiture, conduite-radar, jusqu'à la porte de l'immeuble dans l'aube d'un nouveau jour :

    « Pleins pots.  J'y suis, j'arrive patron ! » s'efforça-t-il de se dire.

    Benoît entra dans le hall de Belgium Society à sept heures “tapantes” et surgit dans la salle d'attente comme un éclair.

    Que puis-je faire pour vous ? demanda  aussitôt une nouvelle secrétaire.

    J'ai rendez-vous avec monsieur Spatio, pour démarrer ma prise de poste.

    Vous êtes... ?

    Benoît Quentin.

    Surprise, la secrétaire scruta son agenda et demanda :

    Quentin ?

    Oui.

    Attendez, je reviens...

    Une minute passa et Benoît commençait à se poser des questions quand la jeune femme réapparut.

    Il n' y a pas de prises d'embauche dans nos bâtiments, monsieur Quentin, et nous ne vous connaissons pas, pas encore, m'a certifié monsieur Spatio.

    Comment, pas encore ?

    Il doit y avoir une erreur regrettable, monsieur. Je suis désolé. Vous n'êtes pas prêt.

    Abasourdi, Benoît n'insista pas comme s'il était soulagé et, tel un robot, retourna sur ses pas... « T'aurais dû insister, crétin. Pourquoi aurais-je dû ? Et qu'est-ce que cette femme raconte ? » Tout à ses pensées, il sortit en marchant lourdement jusqu'à une cabine téléphonique...

    Allo Lisa ? Il est arrivé quelque chose de bizarre au cours de la journée d'hier ? Je t'ai bien dit que j'avais rendez-vous ?

    Oui, répondit-elle. Ça s'est mal passé ?

    Il lui décrivit les scènes qu'il venait de vivre. Son amie s’exclama :

    Je ne comprends pas. Tu ne t'es pas trompé ; mais t'a-t-on dit sept heures, dix-neuf heures, ou Ton Heure ?

    L'heure, oui ! Voilà l'explication !

    Raccrochant brusquement, il retourna comme un fou chez Belgium en s'efforçant de se contenir :

      Madame, le rendez-vous m'a peut-être été proposé à dix-neuf heures, comme hier ?

    Impossible monsieur, il n'y a jamais personne à ces heures-là dans nos bâtiments.

    Pourtant, j'habite tout prêt et, de ma fenêtre, j'ai aperçu de la lumière dans vos locaux.

    Pouvez-vous me dire quand ?

    Ce matin.

    Exceptionnellement, c'est vrai, notre agent est monté pour voir l'incendie rue de l'abbesse, à l'angle. Le feu a duré toute la nuit. Personne n'en a réchappé...

    Hier ?

    Non, cette nuit monsieur.

    Cet endroit... mais c'est chez moi !

     

    Paniqué, Benoît se souvint tout à coup que Lisa était morte depuis un an. Devenait-il fou ? En un instant, et sans comprendre comment, il se retrouva devant le bâtiment en flammes au moment où deux pompiers tentaient de réanimer un homme. Il s'approcha et recula de stupeur : cet homme, c'était lui ! Comme aspiré, il fut de nouveau face à la secrétaire et hurla :

    — Où sommes-nous ?

    — Embarrassée, la secrétaire répondit avec douceur :

    Calmez-vous ! Vous en saurez plus en passant cette porte,  monsieur Quentin. Mais tout d'abord, détendez-vous, on va venir vous chercher et nous ferons un bilan ensemble, pour votre avenir, au-delà de vos craintes, croyez-moi.

    Un bilan ? Mais un bilan de quoi ?

    — De votre vie, monsieur, afin que cette heure décisive, cette heure clé devienne la vôtre.

    Il la regardait sans comprendre.

    — Elle sourit, d'un regard lumineux :

    — Détendez-vous, Benoît : votre heure est venue ; sans que vous le sachiez...



    Auteur : Dominique

    Image : www.reportagesphotos.fr/A1335-tutorial-reussi
    La Défense 


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